Les débuts héroïques racontés par le Père VINCENEUX en 1981
Janvier 1956 – Monseigneur SEMBEL, évêque de Dijon, demande au Chanoine VINCENEUX, curé de Sainte Jeanne d’Arc, de fonder au quartier des Grésilles la paroisse Sainte Bernadette et d’en bâtir l’Eglise.
 
23 juin 1956 – Bénédiction par Mgr SEMBEL du premier moellon de la future chapelle.
 
7 octobre 1956 –  Bénédiction par Mgr SEMBEL de la Chapelle Sainte Bernadette, bâtie par les paroissiens et naissance de l’Eglise dans le quartier.
Pose de la première pierre
(c) presse locale - 1956
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un article de la presse locale relatif à la construction de la chapelle provisoire
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un article du magazine Le Pèlerin n°3940 paru le 18 mai 1958 sur les débuts de Ste Bernadette (avec l'aimable autorisation de la Direction de Pèlerin)
La Paroisse a été érigée canoniquement par Monseigneur SEMBEL, évêque de Dijon, deux années après, le 12 octobre 1958.
 
« Rappelez-nous ses débuts, m’a demandé le Père LENEUF. C’est important, peu de paroissiens les connaissent. »
En effet, parmi les premiers arrivants des Grésilles, il en est peu qui soient encore dans le quartier .Le plus grand nombre des habitants actuels ignorent les débuts, j’ose dire héroïques, de leur paroisse. Ils seront heureux de les connaître.
 
C’est en 1955 que les premières familles sont venues s’installer aux Grésilles : maisons échelonnées sur le tracé du boulevard des Martyrs de la Résistance, groupées dans le carré des rues Laplace, Lavoisier, Ampère et Arago, ou encore familles s’installant dans la première partie terminée de la Cité Billardon.
 
Le 15 janvier 1956, mon évêque, Monseigneur Sembel, me demandait de prendre en charge ce nouveau quartier, d’y fonder une paroisse, d’y bâtir une église.
 
J’étais depuis 13 ans curé de la paroisse Sainte Jeanne d’Arc. Aussitôt je commençai à visiter mes nouveaux paroissiens dont l’accueil sympathique me réjouit beaucoup.
 
Je réunis à l’école Saint Dominique les quelques enfants ayant l’âge d’aller au catéchisme et quelques uns d’entre eux firent leur profession de foi à l’église Sainte Jeanne d’Arc.
 
Et je me souviens…, je vois encore l’endroit, à l’emplacement de la rue Laplace, quelques arrivants vinrent à moi et me dirent : « Monsieur le Curé, notre quartier commence à se peupler, quand donc aurons-nous, comme les autres, une EGLISE ? »
 
Cette parole me fit sursauter, m’accabla un instant, puis me ravit.
 
Je me souviens leur avoir répondu : « Mes amis, vous ne savez pas ce que c’est que bâtir une église…, mais si vous êtes avec moi, nous commencerons par une Chapelle et… nous la bâtirons ensemble ».
Imprudemment, je m’étais engagé. Alors, je ne pouvais pas reculer.
 
Il fallait donc commencer et bien commencer…
 
Dans le quartier, on ne voyait alors que pelleteuses, grues, bulldozers et camions, ainsi que des ouvriers au travail.
Un certain samedi 23 juin, sur une friche parmi les autres friches, on vit des mâts se dresser, des drapeaux flotter au vent ! C’était la première fête des Grésilles… Un grand rassemblement de peuple, les nouveaux arrivants du quartier étaient venus, amis, sympathisants, curieux …, la paroisse Sainte Jeanne d’Arc était descendue.
 
Monseigneur Sembel et le Chanoine Kir — Évêque et Maire de Dijon — étaient là. Des chants, des discours, de la joie, de l’amitié… Premier rassemblement au Quartier, première Assemblée de la Communauté chrétienne…
 
Monseigneur Sembel bénissait « la Première Pierre » de la Chapelle que paroissiens de Sainte Bernadette et de Sainte Jeanne d’Arc allaient construire ensemble.
 
Notre Évêque bénissait surtout les ardents Bâtisseurs, entraînés par Messieurs Payrard et Birlin. Le Chanoine Kir louait leur courage : « La fortune sourit aux audacieux »… Ils ne demandaient pas la fortune, mais de pouvoir payer les factures qui promettaient de s’amonceler.
 
Je me souviens encore, serrant la main du Chanoine Kir et le remerciant ; il me glissa discrètement sa généreuse participation, comme il savait si bien le faire. J’étais ravi, mais pourquoi ai-je donc regretté de ne pas lui avoir serré… les deux mains ?
 
Et le lundi suivant commençait l’épopée des bâtisseurs bénévoles, adultes, jeunes, enfants (les dames apportaient la boisson) qui, en trois mois de … vacances, ont édifié de leurs mains la Chapelle Sainte Bernadette.
 
Elle est toujours là, au cœur de la Cité. Elle est témoin, c’est une Relique.
 
Oui, véritable épopée que cette construction, mais un Maître d’Œuvre invisible animait les vaillants bâtisseurs, BERNADETTE, à qui la DAME avait demandé : « Allez dire aux prêtres de bâtir une CHAPELLE ».
 
Dans la joie et dans l’action de grâce, au milieu d’une foule qui débordait la nouvelle demeure, le 18 octobre 1956, Monseigneur Sembel bénissait solennellement la  CHAPELLE  SAINTE  BERNADETTE.
 
C’était la naissance de l’Église au quartier des Grésilles et comme cadeau de baptême, Monseigneur donnait à la communauté chrétienne nouvellement née un jeune prêtre, l’Abbé STOLZ.
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