Entretien avec le Père François BEAL présent sur la paroisse de 1993 à 1997
 
(c) novembre 2013
Le père François BEAL a été en insertion pastorale à Sainte Bernadette pendant 4 ans (1993 à 1997), auprès du père Michel GUY. Voici son témoignage :
 
« Un Vendredi Saint »
C’était un Vendredi Saint (en 94 ou 95 ou 96 ; a priori pas 97…), la nuit était tombée, le temps était épouvantable (un temps de Vendredi Saint !), le vent qui hurlait, la tempête dans les structures métalliques de l’église, c’était assez impressionnant. Et le silence s’est fait, le vent s’est arrêté pendant la lecture de la Passion...et il a repris de plus belle à la fin, comme si les éléments venaient attester…
 
C.R. Ce genre de choses est arrivé plusieurs fois. Pour l’ordination de Raoul, il tombait des cordes, il y avait de l’orage, et au moment de l’élévation, ça s’arrête.
 
F.B. Mais là, en plus le Vendredi Saint, la tempête qui hurle, on imagine sur le Calvaire…
 
« Messes de minuit »
Souvenirs aussi des messes de minuit. C’étaient encore des messes de minuit, avec veillée à 23 h. Il y avait toujours des sketches montés par Jean-Pierre LANQUETIN et Jean-François MYOT, avec leur ami (Jean-Marie je crois). Je les ai gardés et maintenant je les utilise dans ma paroisse, c’était vraiment très fin.
 
« Confirmations »
Je me souviens de la confirmation avec Laurent UHLRICH (vicaire général) en 1995, et une autre en 1997 avec Monseigneur Coloni ; ces derniers,  je les avais préparés, ils étaient là à mon ordination sacerdotale à la cathédrale et je les ai emmenés en pèlerinage à Lisieux.
 
J’ai été nommé à Chatillon-sur-Seine en septembre, je suis revenu pour leur confirmation au mois d’octobre, c’était un groupe de 16-17 jeunes.
 
« Semaines Saintes »
J’aimais beaucoup les Semaines Saintes, les temps après la messe du Jeudi-Saint, cela se prolongeait longtemps, longtemps, les gens se confessaient.
 
« Effectifs »
J’ai senti très nettement la baisse des effectifs entre 1993 et 1996, en 4 années, l’église était de moins en moins pleine pour la messe de Noël. Le Jeudi Saint, l’église se vidait beaucoup plus vite, les gens ne restaient plus. C’était dans l’église supérieure. On s’organisait : travaux en haut, travaux en bas, gros soucis de chauffage…
 
« Alarme »
J’ai deux souvenirs beaucoup moins agréables.
Je me suis fait agresser par une bande de loulous un soir devant la poste. Du coup après j’étais traumatisé. Quelques mois plus tard, après la veillée pascale, on range l’église avec Jean-François MYOT, je ressort, je m’arrête devant l’église et je vois une voiture tous feux éteints qui me fonce dessus.
Je rentre dans l’église, on se barricade…C’étaient des policiers en civil qui s’étaient trompés en nous prenant pour des voyous…
Il y avait des voitures qui brûlaient, c’était avant la rénovation du quartier.
 
M.S. A votre époque, il n’y avait pas encore d’alarme ?
F.B. : non je ne m’en souviens pas.
C.R. : la sono avait été cambriolée 2 fois en 15 jours, alors le père PIC a fait mettre une alarme.
F.B. On s’étonnait avec le père GUY et le père ROESCH, de voir que le vieux couple qui récupérait les quêtes ne s’était jamais fait attaquer. Un miracle !
 
« LES JMJ de 1997 »
Il me semble que Ste Bernadette n’a pas été très en pointe, peu de jeunes de la paroisse sont partis. Mais j’ai  le souvenir d’un évènement : le 24 août, c’était la finale des JMJ, on est rentrés tard le soir et le lundi matin, il y avait un groupe d’italiens rentrant de Paris. Ils avaient demandé à faire escale à Sainte Bernadette pour célébrer la messe, justement à cause de la capacité et de l’originalité de l’église, dont ils avaient entendu parler (et aussi pour le parking !).
 
En conclusion, à  Sainte Bernadette, j’ai célébré pas mal de baptêmes, jamais d’enterrements pendant mes passages à Dijon!
 
Témoignage du Père François BEAL - reproduction et diffusion avec l'aimable autorisation de l'auteur)
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